quelques mots sur ma démarche artistique

Adolescente, j'ai trouvé dans la photographie un incroyable moyen d’expression ; une manière poétique d’exprimer des choses que je ne voulais ou ne pouvais pas dire. Mes premières photographies en noir et blanc sont des autoportraits et la photo était alors un miroir pour moi-même permettant dès lors évacuation, distanciation et métamorphose. La question du corps et du rapport à ce dernier se retrouve régulièrement en toile de fond.

 

Lors des expositions collectives de la maison de jeunes « La Bicoque » dans laquelle j'ai appris la photographie argentique, j'ai pu exposer notamment ma série « Trouble », des portraits déformés sous l’eau, et « Take a Walk on a Wild Side » où, sous la forme d’un carnet; des collages, des mots et certains de mes dessins étaient ajoutés aux images argentiques tirées de mon quotidien.

 

En 2014, des grands formats de ma série « Hidden Tracks » sont exposés sur les murs extérieurs de l’Espace 251 Nord à Liège à l’occasion du OFF de la Biennale Internationale de Photographie pour l’exposition « Au-delà ». Le titre de la série faisant référence aux pistes cachées sur les CD ou vinyles met déjà en avant ma démarche artistique à mettre en exergue de manière indirecte : dire sans le dire vraiment.

 

En 2019, faisant suite à la lecture de portfolios organisée par la Galerie Ouverture, ma série « Lost Places » qui avait obtenu la troisième place est exposée. Les maisons abandonnées créent un paradoxe avec la beauté des tenues et des modèles. Les craquelures extérieures étant un reflet des craquelures intérieures.

 

En 2020, « Peine de Coeur » remporte la seconde place et est exposée au Centre Culturel de Waremme dans le cadre des Rencontres Photographiques de Waremme, édition 2021.

 

Débutée en 2014, cette série met en scène, à l’origine, des émotions et événements qui me sont propres.

Relancée en 2020 via un appel à modèles sans aucun critère d'âge, d'expérience ou de morphologie, la série met alors en image les peines de coeur rencontrées par ces femmes.

 

Les images remplacent les mots, racontent, cherchent à faire de la douleur quelque chose de nouveau et de créateur. Dans une volonté d’abstraction, les images ne permettent pas d’identifier avec certitude le sens qui s’y trouve.

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